03.04.2009
"Les causes sont peut-être inutiles aux effets" (Sade)
Je suis allée au Thabor mercredi matin. Je suis passée devant plein d’endroits où j’ai été assise avec plein de gens à parler de plein de trucs à plein de moments différents. Des bancs, des pelouses, des chaises, des allées … Tu sais quoi ? Je crois que tu avais raison sur toute la ligne. Le Thabor au soleil, c’est la vie devant soi. Evidemment, tout seul, ça change sensiblement la donne, mais ça n’en reste pas moins un des plus beaux des endroits, et je comprends mieux que tu en aies rêvé si souvent. Moi aussi, tu sais, et si tu savais à quel point d’ailleurs … Ils ont coupé la moitié de mon arbre.
Tu accusais la complexe nature de l’homme pour nous déculpabiliser de notre propre nature complexe, mais on ne peut pas t’en vouloir. Toi, tu avais sûrement tout compris, et moi : niet. Et cette complexité humaine nous faisait croire idiotement que tu étais paumé et que mes esprits étaient clairs alors que c’était complètement l’inverse. T’avais bien raison sur un point : moi non plus, figure-toi, je n’aurais jamais cru que ça puisse être si compliqué.
Tu vas prendre la grosse tête à t’entendre dire à tout va que tu avais raison, mais le fait est là. Quand tu disais que j’avais peur du changement, par exemple, encore une fois tu pointais du doigt une vérité que je me refusais à voir. Tu m’avais cerné avec une clarté terrifiante. Tu me connais si bien, tellement par cœur, que tu ne peux même pas m’en vouloir d’espérer. Ce n’est pas une bêtise, pas vrai ? Sinon … je serai la plus grosse bêtise du monde. Et toi la deuxième.
Mais voilà, l’espoir en question, il tombe de haut. Je comprends mieux Romain Gary qui disait que parfois on se met à courir, pas pour se sauver mais juste pour ne plus être là. Il y a des moments où être là est au dessus de nos forces les plus ultimes. Où on ne peut pas, tout simplement. Où on lâche prise.
Tu n’avais tort que sur un point : quand tu t’es moqué de ma superstition à deux balles, celle qui me faisait cracher sur les années paires. 2008, je l’avais vue venir. Je te le jure, j’y crois vraiment : elle était intrinsèquement mauvaise. J’aurais pu réussir en amour/travail/famille/patrie et autre, 2008 aurait trouvé d’autres moyens d’être mauvaise. Les causes sont peut être inutiles aux effets.
Je te souhaite donc bien du bonheur dans la simplicité de ta nouvelle nature, et te jette à la figure ce qu'il me reste de coeurs en papiers rose-manif. Et peut-être au coeur de ton huitre trouveras-tu une perle, même si je ne l'espère pas.
Bien à toi.
19:24 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
bon chouti on s'emmerde là, t'écris un autre truc ?!
Ecrit par : la soeur | 03.05.2009
1. j'ai pas d'idée
2. j'ai pas le temps
3. j'ai pas envie
Ecrit par : TildoO | 10.05.2009
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