30.05.2009

Beaucoup seraient lâches s'ils en avaient le courage.

Je peux : faire à peu près n’importe quoi sous gnôle, tomber sur Belles dents alors que je ne capte rien au fonctionnement des cabines à la piscine de St Georges et lui sourire candidement, me tromper de personne dans le noir, coller des gifles d’anthologie à des personnes essayant de m’entraîner contre mon gré dans des ascenseurs, parcourir toute la ZUP à vélo pour trouver un supermarché ouvert un jour férié, parler de fleurs de jasmin en chinois et de mouton méchant en breton, traverser la ville à pied en pleine nuit sous une pluie torrentielle, me prendre des cuites au lieu de réviser mes partiels, me lever à 4h45 pour aller tripatouiller du fromage, me déguiser en bonne sœur, courir dans la forêt déguisée en Red Girl poursuivie par une horde de bambins débraillés, fouiner partout jusqu’à temps que je trouve ce que je veux sur qui je veux, suivre des gens dans le métro, traverser ma cité dangereuse by night, aller jusqu’à Beaulieu gribouiller anonymement les listes d’émargement de la fac de philo, parler de lions de mer une nuit entière, jouer à Dessiner c'est Gagner avec des gros anars, apprendre à me servir d'une machine à coudre en moins de deux, regarder des débats politiques à minuit juste pour pouvoir me foutre de De Villiers, passer des heures à chercher une rose dans la roseraie du Thabor, parler des jours durant d'hydroliennes en anglais, voir trois fois le même film en moins de deux semaines, m'arracher un ongle avec un couteau à fromage, tomber d'un pilotis à 3h00 du matin, commander une menthe à l'eau dans un bar un samedi soir de finale de coupe de France, partir d'un amphi en courant en pleurant comme dans un film à l'eau de rose, compter les voix à une AG de Rennes II ... [liste non exhaustive]

 

Je ne peux pas : dire à quelqu’un « hey, ça te dirait d’aller prendre un verre ?! ».

 

Je suis pathétique (et tac).

 

Commentaires

oui... mais tu peux lui attraper la main d'un geste sûr et annoncer le plus naturellement du monde "tu viens, on y va..." ^^
parenthèse comique refermée, je ne puis que compatir à cette impuissance, là est le problème existentiel qui fait que nous voguons de palpitations malsaines en palpitations malsaines, pauvre de nous, incapables d'accoster qui que ce soit sans l'aide du précieux breuvage...
certes oui, c'est pathétique, limite tragique, voir dramatique, mais au moins on peut toujours en rigoler, les pieds au chaud grâce à winnie the pooh.

Ecrit par : youkou | 01.06.2009

"Présent !"

Ecrit par : Sam | 02.06.2009

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