10.06.2009
On a que c'qu'on mérite, alors t'as mérité !
Nous sommes en juin, et comme c’est le cas depuis des années, le sourire n’est pas au beau fixe. Le 9 juin est passé, et laisse un triste goût de déception. Je suis rentrée de La Paillette à 22h20. J’aurais pu rejoindre la fiesta chez Momo, mais non, j’ai préféré regarder la fin de la finale de la Nouvelle Star, par excès d’asociabilité, sûrement. C’était nul. A 23h00, je n’avais qu’une envie, et elle était farouche : me griller une clope. Comme je ne fume désespérément pas, je me suis trouvée dans l’impossibilité de m’exaucer. Du coup je suis allée me coucher. Aujourd’hui, comme tous les jours qui ont précédé, j’ai un programme exaltant : mater des photos en boucle en me désespérant littéralement de la beauté de certaines personnes au masculin singulier. Et puis, cool, je peux à loisir prendre conscience du fait que finalement, il était autrement plus facile d’être amoureuse d’un souvenir que d’un être bien vivant. Le souvenir ne bouge pas, à l’occasion même il s’adapte. Alors que l’homme vivant … vit. Et mène donc sa propre existence. Je recherche toujours le grand panneau lumineux en forme de flèche que je pourrai pointer vers moi afin que l’homme vivant, éventuellement, note ma présence subreptice sur le bord de son chemin.
Quant au souvenir il pédale trop vite pour moi. J’ouvre les yeux et pour une fois depuis longtemps je vois quelqu’un d’autre que le souvenir. Quelqu’un qui en est la parfaite antithèse. Et soudainement cette antithèse me paraît plus vraie. Plus simple. Plus juste. La météo me rend propice aux délires métaphysiques.
J’ai réussi l’exploit finalement fort piètre et médiocre de m’auto-expulser de Citt’ dans une grande effusion politique, non sans manquer de provoquer au passage le verrouillage des PBJ. Et ma fierté étant ce qu’elle est, impensable d’y remettre les pieds. Je m’aime.
Je vais aller me noyer dans Electre. J’aime Electre. Je vais en relire toutes les versions. J’aurai peut être changé d’avis demain. Je vais revoir Femmes au bord de la crise de nerfs. Et voir enfin Volver. Et le nouveau Ken Loach. Et je vais apprendre à broder, pour être au taquet la prochaine fois. Comme ça, peut être qu’on me redira que je suis géniale, ce que je n’ai de cesse de revendiquer …
Et je déclare l’avènement de la phrase « hey, ça te dirait d’aller prendre un verre ?» au profit de « hey, ça te dirait d’aller dévaliser Carrefour Market ?». Je trouve ça plus audacieux.
Mais de l’audace, je n’en ai guère. Je cherche, cherche, cherche, et point ne trouve. Je me promène entre S’il vous plaît de Monsieur Lune et Si j’étais toi de Mickey 3D, et Clarika me dit que je l’ai Bien mérité.
Voyez-vous, cela fait plus d’une semaine que je pense à vous tous les jours.
Quand je n’y pense pas, c’est parce que je dors.
Et quand je dors, j’en rêve.
Voyez-vous, cela fait plus d’une semaine que je rêve de vous toutes les nuits.
Voyez-vous, je suis affreusement jalouse de l’entendre parler de vous et pourtant je relance le sujet simplement pour entendre votre nom.
Voyez-vous, je n’ai pas la moindre raison de vous vouvoyer, mais je dois dire que ça me plaît … Ne vous déplaise, sortez de ma tête et envoyez donc les noisettes de vos yeux hanter ailleurs.
15:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.05.2009
Beaucoup seraient lâches s'ils en avaient le courage.
Je peux : faire à peu près n’importe quoi sous gnôle, tomber sur Belles dents alors que je ne capte rien au fonctionnement des cabines à la piscine de St Georges et lui sourire candidement, me tromper de personne dans le noir, coller des gifles d’anthologie à des personnes essayant de m’entraîner contre mon gré dans des ascenseurs, parcourir toute la ZUP à vélo pour trouver un supermarché ouvert un jour férié, parler de fleurs de jasmin en chinois et de mouton méchant en breton, traverser la ville à pied en pleine nuit sous une pluie torrentielle, me prendre des cuites au lieu de réviser mes partiels, me lever à 4h45 pour aller tripatouiller du fromage, me déguiser en bonne sœur, courir dans la forêt déguisée en Red Girl poursuivie par une horde de bambins débraillés, fouiner partout jusqu’à temps que je trouve ce que je veux sur qui je veux, suivre des gens dans le métro, traverser ma cité dangereuse by night, aller jusqu’à Beaulieu gribouiller anonymement les listes d’émargement de la fac de philo, parler de lions de mer une nuit entière, jouer à Dessiner c'est Gagner avec des gros anars, apprendre à me servir d'une machine à coudre en moins de deux, regarder des débats politiques à minuit juste pour pouvoir me foutre de De Villiers, passer des heures à chercher une rose dans la roseraie du Thabor, parler des jours durant d'hydroliennes en anglais, voir trois fois le même film en moins de deux semaines, m'arracher un ongle avec un couteau à fromage, tomber d'un pilotis à 3h00 du matin, commander une menthe à l'eau dans un bar un samedi soir de finale de coupe de France, partir d'un amphi en courant en pleurant comme dans un film à l'eau de rose, compter les voix à une AG de Rennes II ... [liste non exhaustive]
Je ne peux pas : dire à quelqu’un « hey, ça te dirait d’aller prendre un verre ?! ».
Je suis pathétique (et tac).
22:27 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.05.2009
Lazing on a sunny afternoon ...
Je n’arrive pas à réviser. Je n’ai JAMAIS réussi à réviser. Je vous dirais bien que je fais des efforts incommensurables, mais ce serait mentir. La vérité, c’est que comme un gamin de 6 ans, il m’est impossible de capter ma propre attention plus d’1/4 d’heure d’affilée. Passé ce laps de temps déterminant, il me devient soudainement crucial d’écouter telle ou telle chanson, de m’inscrire sur 15 sites de covoiturages différents, d’écrire en chinois partout dans la marge ou bien de relire tous les messages contenus dans la mémoire de mon portable. Et, tel un papillon dans un typhon, les révisions s’envolent loin de moi, emportant contre son gré ma maigre concentration. Je voudrais être un chat.
Economie maximum de moyens … c’est ça la décroissance, que diantre ! Ou bien peut-être me trouvé-je moult excuses bidons justifiant mon incapacité à ingérer le contenu de 10 copies recto verso. Je ne suis pas scolaire … Un jour, me direz-vous, tu en paieras le prix. Laissez tomber, je l’ai déjà payé, j’ai foiré mon concours, et en ai tiré les suivantes conclusion : si travailler donne ce genre de résultat, il vaut mieux arrêter maintenant.
Ca laisse dans mon cerveau le champ libre à toutes sortes de considérations métaphysiques. Saviez-vous que les odeurs imprègnent nos rêves ? Sombre histoire de cafetière et de couture, notez que par ailleurs je ne sais pas coudre. Et que je ne suis pas non plus excessivement douée pour l’obtention des cafetières. C’est comme les révisions, somme toute : je préfère, et de loin, que ça me tombe tout cru dans le bec. C’est fatigant de faire des efforts, mieux vaut attendre que ça vienne tout seul. Et quand ça vient pas, me susurrerez-vous (et vous aurez raison) ? Lamentons-nous ! C’est comme se plaindre d’un 10/20 en version quand on avait rien revu : c’est tellement plus jouissif.
Car oui, ne nous voilons pas la face avec une chemise blanche (et il se trouve que ce que je dis a un sens), je suis « à moitié repartie dans Cafetière là ». Ca m’arrive régulièrement, c’est comme caresser subrepticement les fers à repasser (je suis très axée électroménager comme meuf), c’est inconscient. De toute façon c’est l’effet « retour du printemps je fantasme sur tout ce qui bouge », personne n’y échappe, de l’épileptique au CC. D'ailleurs, je me suis enquise d'une technique de drague assez intéressante ces derniers jours, qui consiste à saisir n'importe quel(le) inconu(e) par le bras en sortant d'un bar et à lui dire "viens, on y va", du ton le plus naturel possible. Je suis sûre qu'avec assez de conviction dans la voix, ça peut marcher. Bienvenue chez les doux dingues …
Enfin, pour finir, je n’aurai d’autres mots que ceux qui ne viennent pas de moi. Je vous citerai donc une phrase cueillie sur feu le faux-rhum PBP, qui m’a sauté aux yeux par sa véracité et sa génialité : « La vie c'est quand même vachement cool, sauf quand ça l'est moins, mais à la limite ça reste une exception... »
Que l’énergie hydrolienne soit avec vous, mais ne vous noyez pas pour autant dans le courant des révisions, pour ma part je m’en retourne à pas de zibeline vers le système électoral états-unien.
"Cause I love to live so pleasantly
Live this life of luxury ...
Lazing on a sunny afternoon
In summertime !"
(The Kinks)
12:52 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


