12.05.2009
RADIO ROCK !!!
I only say it cos I care,
So please can you stop pulling my hair.
No, no there's no need to swear,
Please don't despair my dear Mon frere.
Ainsi parlait Lily Allen dans cet éclair de lucidité qu’est la chanson Alfie (chanson que j’ai choisi pour enjoliver le présent article. J’ai hésité avec Petit frère de IAM, mais je me suis dit qu’il fallait voir le côté pétillant Lilyallenien de la situation, et non pas la version IAMienne, qui ne donne nullement la pêche).
Cette chanson est à la fois la vérité même, et une bonne raison de danser en se lavant les dents (nooon, je n’ai pas fait ça ce matin, pas du tout) (d’ailleurs je ne danse jamais sur Lily Allen) (nan mais vous me prenez vraiment pour une demeurée hein). Fin de la parenthèse « BO de ma vie », passons à la fin ultime de cet article, qui est une publicité des plus ostentatoire.
Ooooo deary me,
My little brother's in his bedroom smoking weed,
I tell him he should get up cos it's nearly half past three
He can't be bothered cos he's high on THC.
I ask him very nicely if he'd like a cup of tea,
I can't even see him cos the room is so smokey,
Don't understand how one can watch so much TV,
My baby brother Alfie how I wish that you could see.
J’ai vu un film hier soir (p’taaaaain, trop fou kwa !). Il s’appelait Good Morning England. Quand ai-je rédigé un article à propos d’un film pour la dernière fois ? Hmmm … ah, oui ! Les chansons d’amour. Bon, c’est un tout autre genre. Normal, j’avais besoin d’un film qui me fasse oublier les Alfie en tous genres, et non pas d’un film qui donne envie de se jeter dans la Vilaine avec un boulet à chaque pied. Donc, en usant de la méthode du « au pif total », j’ai choisi ce qui avait l’air le plus punchy. Le sus-nommé Good Morning England. Le scénariste de Quatre mariages et un enterrement ou de Coup de foudre à Notting Hill ne pouvait intrinsèquement pas avoir réalisé quelque chose de mauvais.
Ooooo Alfie get up it's a brand new day,
I just can sit back and watch you waste your life away
You need to get a job because the bills need to get paid.
Get off your lazy arse, Alfie please use your brain
Surely there's some walls out there that you can go spray,
I'm feeling guilty for leading you astray,
Now how the hell do you ever expect that you'll get laid,
When all you do is stay and play on your computer games?
Bingo ! Jackpot ! In the middle del blanco ! Tài hǎo le ! Par chance, je suis bien tombée, comme vous devez finir par vous en douter. Good Morning England n’est rien de moins que divin (oui, il fallut que je procédasse à des recherches pour savoir su au final cette phrase était un compliment ou une critique) (par contre, le subjonctif imparfait de la dernière phrase m’est venu tout seul, lui … allez savoir !)
Une BO du feu de dieu de sa mère (de So long Marianne à Father and son en passant par Elenore, pour ne citer que ça), un casting toujours autant du feu de dieu de sa mère, avouons le, un scénario qui n’a rien à envier aux délires du déjanté Wes Anderson (et pourtant, Alfred sait si je vénère Wes Anderson) … Un bateau, du rock’n’roll et des sourires à n’en plus finir ! Une bouffée d’oxygène. THIS MOVIE ROCKS !!
Oh little brother please refrain from doing that,
I'm trying to help you out so can you stop being a twat.
It's time that you and I sat down and had a little chat,
Just look me in the eyes take off that stupid thick hat.
Donc voilà, si après ces quelques propos que la situation a voulu dithyrambiques à l’excès, vous n’êtes toujours pas convaincu … sachez que
c’est Tom Sturridge qui tient le rôle principal. Et moi, Tom Sturridge, si je l’avais en face de moi, je le violerais sur place. Mais ce n’est que mon point de vue, sure. A part ça j’ai une place de concert pour Alee et Abd al malik, et un ticket VIP pour assister GRATOS à tous les partiels de L2 de LEA. Je sais, j’ai de la chance.
Oooooo I only say it cos I care,
So please can you stop pulling my hair.
No, no there's no need to swear,
Please don't despair, please don’t despair
Mon frère …
13:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.04.2009
"Les causes sont peut-être inutiles aux effets" (Sade)
Je suis allée au Thabor mercredi matin. Je suis passée devant plein d’endroits où j’ai été assise avec plein de gens à parler de plein de trucs à plein de moments différents. Des bancs, des pelouses, des chaises, des allées … Tu sais quoi ? Je crois que tu avais raison sur toute la ligne. Le Thabor au soleil, c’est la vie devant soi. Evidemment, tout seul, ça change sensiblement la donne, mais ça n’en reste pas moins un des plus beaux des endroits, et je comprends mieux que tu en aies rêvé si souvent. Moi aussi, tu sais, et si tu savais à quel point d’ailleurs … Ils ont coupé la moitié de mon arbre.
Tu accusais la complexe nature de l’homme pour nous déculpabiliser de notre propre nature complexe, mais on ne peut pas t’en vouloir. Toi, tu avais sûrement tout compris, et moi : niet. Et cette complexité humaine nous faisait croire idiotement que tu étais paumé et que mes esprits étaient clairs alors que c’était complètement l’inverse. T’avais bien raison sur un point : moi non plus, figure-toi, je n’aurais jamais cru que ça puisse être si compliqué.
Tu vas prendre la grosse tête à t’entendre dire à tout va que tu avais raison, mais le fait est là. Quand tu disais que j’avais peur du changement, par exemple, encore une fois tu pointais du doigt une vérité que je me refusais à voir. Tu m’avais cerné avec une clarté terrifiante. Tu me connais si bien, tellement par cœur, que tu ne peux même pas m’en vouloir d’espérer. Ce n’est pas une bêtise, pas vrai ? Sinon … je serai la plus grosse bêtise du monde. Et toi la deuxième.
Mais voilà, l’espoir en question, il tombe de haut. Je comprends mieux Romain Gary qui disait que parfois on se met à courir, pas pour se sauver mais juste pour ne plus être là. Il y a des moments où être là est au dessus de nos forces les plus ultimes. Où on ne peut pas, tout simplement. Où on lâche prise.
Tu n’avais tort que sur un point : quand tu t’es moqué de ma superstition à deux balles, celle qui me faisait cracher sur les années paires. 2008, je l’avais vue venir. Je te le jure, j’y crois vraiment : elle était intrinsèquement mauvaise. J’aurais pu réussir en amour/travail/famille/patrie et autre, 2008 aurait trouvé d’autres moyens d’être mauvaise. Les causes sont peut être inutiles aux effets.
Je te souhaite donc bien du bonheur dans la simplicité de ta nouvelle nature, et te jette à la figure ce qu'il me reste de coeurs en papiers rose-manif. Et peut-être au coeur de ton huitre trouveras-tu une perle, même si je ne l'espère pas.
Bien à toi.
19:24 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.03.2009
"... juste une France qui a les boules ..."
Reprise. Une heure de cours m’a suffit pour me souvenir que les gens de ma classe me blasaient méchant. Encore plus qu’avant finalement. Tous ces bourreaux de travail qui n’ont pas pointé leur adorable pif à la fac depuis le 2 février, et re-débarquent la bouche en cœur et le pas fringant, leur air de « c’est-pas-trop-tôt » visible dans les yeux à 50 mètres à la ronde.
Petit coup de gueule, oui, contre tous ces beaux cons fermés comme des huîtres, égoïstes à l’excès et aux angle pointus qu’on peut toujours, mais en vain, essayer d’arrondir à nos heures perdues. L’université forme l’esprit critique ? Laisse-moi rire. C’est forger la citoyenneté que d’apprendre aux gens que oui, la démocratie peut consister en un clic de souris depuis son confortable fauteuil ?
Il faut faire la part des choses, les gens. Il paraît que revendiquer le blocage total comme seule solution, c’est être fermé et extrêmiste tandis que revendiquer le déblocage total comme seule solution, c’est affirmer sa liberté d’expression. Vouloir le blocage partiel, c’est être un « faible » pour certain, et rester un sale toto pour les autres. Et compter les voix, c’est truquer les votes ? Sûrement … Est-ce une utopie que de vouloir discuter, écouter, comprendre l’autre, sans l’agresser ni le faire rentrer de gré ou de force dans une case prédéfinie ?
Ah, les copains, qu’il est dur de se battre pour ses opinions sans être obligé en parallèle de se battre contre son prochain … Je dirais même que, finalement, c’est indissociable. Oui je suis une gréviste, oui j’ai voté pour, oui j’ai manifesté et oui je le vis bien, merci. Et je continuerai. Mais non je n’ai pas hué ceux qui se sont levés contre, non je n’ai pas lynché ceux qui sont restés chez eux le 19 mars. Et le jour où je m’y mettrai, frappez-moi, merci.
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